Le projet LuCy (Lutte contre la Cyberviolence), a été mené entre 2019 et 2020 en collaboration avec l’asbl Inter-Mondes (phase pilote), puis entre 2021 et 2024 également avec l’ONG Echos Communication.
L’objectif général du projet, plutôt que de simplement s’attaquer aux conséquences de la cyberviolence, a été de lutter en amont contre le manque de régulation au sein de certaines applications de smartphones. Le cœur de l’expérience a consisté à développer une approche particulière d’éducation populaire, intitulée MIRE (Médias, Identités, Relations, Éducation), pour contribuer à la lutte contre les phénomènes de polarisation et de fragmentation sociale exacerbées par les usages des réseaux sociaux. L’approche MIRE a permis l’organisation, durant six ans, d’une cinquantaine d’activités avec 125 jeunes de 10 à 21 ans, dans 3 quartiers populaires de Bruxelles : Marolles, Senne et Bempt.
Le concept innovant du projet LUCY consiste à combiner le travail de cohésion sociale pour accompagner les jeunes dans leur utilisation des médias (EAM) avec le travail sur les identités culturelles, au travers notamment des histoires de migration. Le projet vise ainsi à travailler la triangulation constitutive de la construction identitaire des jeunes : la culture de leur famille, la vie du quartier et l’usage des réseaux sociaux.
Les trajectoires, le rapport au pays d’origine et au pays d’accueil des parents de ces jeunes sont une ressource d’une richesse incroyable pour comprendre leurs racines et pour les mobiliser ainsi dans leur construction identitaire. A cela s’ajoute la production de capsules vidéo par les jeunes et la gestion collective d’un compte sur l’application (TikTok), ce qui leur permet d’apprendre de faire des choix conscients et raisonnés en matière de gestion de leur image et des commentaires sur les réseaux sociaux.
Principales activités : « Cercle de parole », Les ateliers « récits migratoires » ; Les ateliers « production audio-visuelle », Escape Game pédagogique ; Formation EAM pour travailleurs sociaux
Le fait de connaitre ton parcours migratoire et ceux des autres nous permet de nous rendre compte qu’on est tous migrants. Cela peut faire en sorte que les jeunes aient un comportement différent sur les réseaux sociaux.
Carmen Gonzalez, anciennement chargée de mission dans les MarollesSoHab
Begeleiding van dynamieken voor maatschappelijke samenhang | Twintig jaar activiteiten binnen sociale woonwijken in Brussel (enkel in het Frans beschikbaar)
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